Poésie

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Le Serpent Qui Danse

 

 

 

Le nombre d’or en Poésie 

 

1)     Rythmes poétiques 

On peut facilement rattacher des rythmes poétiques à la série v(n) de Fibonacci. 

- Rapport 2/1 : ce rapport régit un vers coupé à l’hémistiche ou 2 vers qui se suivent dont le rapport de pieds vaut 2/1 (par exemple : un alexandrin suivi d’un semi alexandrin). 

- Rapport 3/2 : on rencontre ce rapport à l’intérieur d’un vers sous l’effet d’une cessure. On peut aussi le retrouver lorsque 2 vers qui se suivent ont un rapport (en nombre de pieds) qui vaut 3/2 (par exemple : un alexandrin suivi d’un octosyllabe, 12/8 = 3/2).  

- Rapport 5/3 : dans un doublet formé par un vers de 10 pieds puis d’un de 6 pieds, on rencontre ce rapport. 

- Rapport 8/5 : très voisin du nombre d’or. Un vers de 8 pieds suivi d’un de 5. Voici les 2 premiers vers d’un poème de Baudelaire :  

                                      Que j’aime à voir, chère indolente,

                                      De ton corps si beau,

                                     

On peut aussi retrouver ce rapport dans un vers de 13 pieds avec une césure convenablement placée.

On peut dès lors penser que si un poète écrivait un vers de 13 pieds suivi d’un vers de 8 pieds, il se rapprocherait encore plus de la valeur du nombre d’or, donc de la perfection. 

 

2)     Structure arithmétique 

Beaucoup d’artistes pensent que toute composition harmonieuse implique une division en 2 parties inégales dont le rapport vaut j.

Plusieurs formes de poèmes utilisant ce rapport existent : 

Ø      Rondel : deux  quatrains suivis d’un groupe de 5 vers : rapport 8/5 

Ø      Sonnet : deux quatrains suivis de deux tercets : rapport 8/6 = 4/3 (8/6 se rapproche grandement de 8/5…). On peut le rattacher au nombre d’or mais d’une façon beaucoup moins directe que le rondel. 

Ø      On peut aussi trouver des poèmes comportant un premier groupe de deux sixains suivis d’un deuxième groupe de deux quatrains : rapport 12/8 = 3/2 

On peut débattre sur le dynamisme et la stabilité qu’apporte ce genre de structures à un poème.