Le nombre dOr (1,618...) (désigné par la lettre phi) est un
rapport, un quotient, cest-à-dire le résultat de la division de deux longueurs.
Celles-ci peuvent être mesurées sur des objets, sur une fleur, sur lhomme
La
proportion est formée par deux rapports égaux entre eux.
Mais, disait Platon, « Il est impossible de bien combiner deux choses sans une
troisième. Il faut entre elles un lien qui les assemble...Or, telle est la nature de la
proportion ».
Trouver deux longueurs telles que le rapport entre la grande partie et la petite soit
égal au rapport du tout : cette proportion fut appelée «proportion divine»
par Pacioli. Léonard de Vinci lui donna le nom de «Section aurea», section dorée,
qui prend la valeur numérique de 1.618
doù lappellation de «Nombre
dOr».

a/b = (a+b)/a = 1.618
Le nombre dOr a inspiré les Egyptiens et les Grecs et devint une
référence en matière de proportion
En ce qui concerne la mise en pratique de la proportion dans les anciens plans
d'architecture et spécialement des édifices religieux, le secret semble avoir fait
partie de l'enseignement confidentiel, que se transmettait les familles de bâtisseurs et
des corporations d'autrefois. Platon, dit-on, était peut-être un initié qui a rompu le
silence.
Il a fallu attendre que tel artiste ou tel savant de lAntiquité, du Moyen Âge
ou de la Renaissance dévoile son secret pour que naisse une technique accessible au
public. Il suffit de lire le sermon du silence qui liait les bâtisseurs des pyramides et
des tombeaux pour comprendre les retards dus au manque dinformation. Par ailleurs,
les textes difficiles à déchiffrer à cause dabréviations et dexpressions
anciennes qui datent davant le XVI° siècle ont découragé les artistes de
lépoque. Cest ce qui explique le secret qui entoure encore aujourdhui
la construction de bien de nos cathédrales.
Pendant plusieurs siècles, le nombre dOr est resté dans loubli, à part pour
quelques artistes ou architectes bien documentés sur les théories de Vitruve et de
Platon. En 1854, Zeissing fit une analyse du squelette humain et en conclut que
lhomme est le plus digne des arts appliqués.
Le nombre d'or se retrouve aussi dans la musique aussi bien chez Beethoven que dans les
oeuvres de Béla Bartok.